Les adhérences cicatricielles

Les adhérences cicatricielles

Les Adhérences cicatricielles : Endermothérapie 

Pourquoi avez-vous encore mal à votre cicatrice après 20 ans? Avez-vous perdu de la souplesse avec les années? De nouvelles douleurs apparaissent, mais les examens diagnostiques ne révèlent aucune anomalie? 

Des cicatrices, tout le monde en a, petites ou grandes, lisses ou irrégulières, dues à un accident ou une chirurgie. Leur esthétique dépend de la gravité de la blessure et de son type, de l’âge du patient, de la localisation, de l’hygiène de la plaie, ou encore du type de peau et des prédispositions génétiques. Elles ont toutes une histoire à raconter dont certaines plus tristes que d’autres. Quelques-unes peuvent être plus visibles, tirailler ou provoquer des douleurs. Avez-vous consulté un professionnel pour une douleur pour vous faire dire qu’elle est causée par des adhérences cicatricielles? Que sont-elles et quel est leur lien avec l’endermothérapie? 

En premier lieu, parlons cicatrice. Cette partie visible de la lésion sur la couche supérieure de la peau (l’épiderme) dont la formation peut prendre jusqu’à deux ans selon sa profondeur et son histoire. Le tissu cicatriciel peut être qualifié de substitut de peau de moindre qualité. En effet, contrairement à la peau saine avec ses fibres entrecroisées élastiques, les fibres de collagène de la cicatrice sont parallèles, d’où leur manque d’élasticité. Par ailleurs, il manque à la cicatrice des composants essentiels tels que les poils, les glandes sébacées et sudoripares ainsi que les mélanocytes, cellules responsables de la pigmentation de la peau. Le tissu cicatriciel nouvellement formé n’a donc pas la capacité de s’hydrater lui-même ou de stocker l’humidité en quantité suffisante. 

Ce qui nous intéresse, c’est la partie invisible de l’iceberg; les couches cutanées plus profondes qui sont aussi lésées et qui ont cicatrisé de manière irrégulière. Ceci diminue la mobilité et la souplesse du fascia, la membrane fibroélastique qui enveloppe l’ensemble du corps humain. 

À quoi sert le processus de cicatrisation? Il permet de protéger les organes que le tissu entoure et ainsi éviter une infection ou une atteinte de l’organe sous-jacent. 

Voici les étapes de la cicatrisation : 

  • Phase de nettoyage: En mode inflammatoire, les agents pathogènes pénétrant dans la plaie sont combattus par les défenses immunitaires ; les germes et les éventuels corps étrangers sont évacués hors de la plaie avec le saignement. 
  • Phase de guérison:  Au bout de quelques jours, de nouvelles cellules cutanées formeront une croute pour fermer la plaie et la création du tissu cicatriciel collagénique débutera. 
  • Phase de régénération:  Les fibres de collagènes modifient leurs organisations, la croute tombera, et l’ensemble des couches formeront la nouvelle peau nommée cicatrice. Dans certains cas, la cicatrisation est pathologique et entraine une modification de l’aspect de celle-ci. 

Saillantes, en forme de cratères ou boursouflée, les cicatrices peuvent avoir différents aspects. À quoi cela est-ce dû et quels sont les différents types de cicatrices? 

  • Cicatrices hypertrophiques: Elles ont un aspect rouge, boursouflé et saillant et sont le résultat de réactions inflammatoires durables conduisant à une surproduction de tissu conjonctif et de collagène. 
  • Cicatrices atrophiques: Elles présentent des renfoncements sous forme de petits cratères qui sont souvent la conséquence d’une poussée d’acné. 
  • Cicatrices scléreuses: Le plus souvent, elles sont dures et dépourvues d’élasticité et sont dues à des brûlures. 
  • Chéloïdes: Elles s’étendent bien au-delà de la lésion initiale, ont un aspect rouge et foncé et sont causées par une surproduction de collagène lors de la réparation du tissu conjonctif. 

  

Si une résorption complète de ce type de cicatrice est impossible, des mesures adaptées et précoces peuvent néanmoins contribuer à les rendre moins voyantes et plus mobiles. En revanche, en cas de cicatrices hypertrophiques (remontant à deux ans maximum), l’aspect de la cicatrice peut être influencé positivement dans le cadre d’un traitement, de sorte qu’une résorption partielle est possible. 

Au niveau local : la peau peut-être moins sensible au toucher en raison les terminaisons nerveuses lésées lors du traumatisme ou de la chirurgie. À l’inverse, lorsque les nerfs repoussent des picotements, des fourmillements peuvent survenir, pas d’inquiétude ces sensations sont normales. Vous pouvez avoir l’impression que votre cicatrice est peu mobile ou collée, qu’elle n’est pas souple, c’est le cas lorsqu’il y a des adhérences. 

À distance : Le traumatisme et la chirurgie peuvent provoquer des adhérences cicatricielles des tissus plus ou moins profonds. Celles-ci créent des tensions à distance et modifient la posture, entrainant des compensations pouvant elles-mêmes entrainer des douleurs chroniques. 

Les cicatrices peuvent entrainer des douleurs articulaires locales et à distance comme expliqué ci-dessus, mais également ce que l’on appelle des douleurs pseudoviscérales qui correspondent par exemple à des signes digestifs : diarrhée, constipation ou encore des gênes respiratoires allant même vers des troubles circulatoires en raison de la perte de souplesse du fascia.

Toute chirurgie provoque des adhérences cicatricielles. Voici quelque situation de douleur chronique à laquelle vous pourrez peut-être vous identifier. 

  

Césariennes 

Les interventions chirurgicales abdominales entraînent des répercussions importantes en termes d’adhérences cicatricielles. Après une césarienne, votre cicatrice peut provoquer des perturbations au niveau de votre organisme : 

Augmentation de la lordose lombaire, pour pouvoir protéger son ventre des tensions abdominales et myofasciales, des douleurs au niveau du dos et du bassin peuvent apparaitre. 

La paroi abdominale va être tendue ce qui va rendre difficile la respiration abdominale, la cliente va donc développer une respiration thoracique pouvant entrainer des douleurs au thorax et aux cervicales. 

Les adhérences cicatricielles peuvent aussi entraîner des troubles dans les cycles menstruels, 

Sur le long terme, des adaptations de la posture au niveau des épaules peuvent s’installer, entrainant ainsi des douleurs ou des tensions musculaires. 

Opération du genou (arthrose, ligaments croisés, prothèse…)  

  • Des douleurs articulaires à la fois au pied, mais aussi au bassin et aux lombaires. 
  • Une douleur en lien avec la compression du nerf sciatique par le piriforme peut se manifester si une chronicité s’installe. 

Déchirure musculaire  

  • Un déséquilibre postural peut s’installer risquant de provoquer des récidives de déchirure. 
  • Un déséquilibre des muscles agonistes et antagonistes peut s’installer (l’équilibre entre la flexion et l’extension d’une articulation est perturbé, par exemple). 
  • Une mauvaise circulation peut survenir à la fois localement et à distance, par la compression de la cicatrice sur les différents vaisseaux. 

Cancer du sein  

La mammectomie occasionne des tensions au niveau de l’ensemble de la cage thoracique à cause de ces adhérences cicatricielles. Voici quelques symptômes :  

  • Une perte de mobilité accompagnée de douleur dans l’épaule; 
  • Des douleurs dorsales et costales; 
  • Une sensation de sein dur; 
  • Une mauvaise circulation dans un bras peut se manifester par un gonflement; 
  • Des signes neurologiques comme des fourmillements, des picotements peuvent être ressentis dans le bras ou la main. 

 

Sternotomie  

Lors d’une opération cardiaque, la sternotomie consiste à ouvrir le thorax par le sternum qui est découpé de haut en bas. Le sternum est alors ouvert à l’aide d’écarteurs. Il permet au chirurgien d’accéder au coeur et aux gros vaisseaux, dont l’aorte. 

On imagine facilement les séquelles importantes que cela peut produire au niveau musculo-squelettique : fractures des côtes, luxation sterno-costale, névralgie intercostale, instabilité articulaire, pseudarthrose.  

Les douleurs peuvent être également liées à la cicatrice elle-même au niveau du sternum. Les adhérences cicatricielles de la stéréotomie provoquent très souvent:  

  • Des tiraillements au niveau de la cage thoracique, une précordialgie; 
  • Des douleurs au dos;  
  • Une respiration moins ample à cause notamment des tensions du diaphragme et des aponévroses thoraciques. 

 

Pourquoi est-il important de traiter les cicatrices? 

Une cicatrice atteint les fascias qui correspondent aux enveloppes qui recouvrent l’ensemble du corps humain sous la peau. Une tension à un point perturbe l’équilibre de l’ensemble des tissus qu’ils soient ligamentaires, musculaires ou osseux.  

Lorsque l’équilibre du corps est modifié, le cerveau ne perçoit pas correctement les informations, ce qui risque de perturber notre posture.  

Ce déséquilibre apparait dès qu’une adhérence se forme, que la cicatrice soit petite, liée au retrait d’un grain de beauté, un piercing ou bien laissée par une chirurgie importante telle une césarienne ou plusieurs couches sont atteintes (peau, graisse, muscle). 

  

L’endermothérapie médicale à des propriétés drainantes et défibrosantes. Elle permet donc d’agir sur les cicatrices et les séquelles de brûlures. Favorisant l’élimination des déchets et la décongestion des tissus, elle prévient l’apparition des adhérences, lorsqu’utilisée après une chirurgie. Nous pouvons commence à soigner avec l’accord de votre chirurgien dès la semaine suivant l’intervention afin de favoriser le processus de cicatrisation. La technologie alliant un rouleau, une aspiration et un clapet motorisé permet une action ciblée sur la cicatrice, la circulation et les tissus environnants. Non invasive, sans douleur et spécialiste, cette technologie permettra de prévenir de nombreux symptômes de douleur chronique.